Mon expérience avec le masque Easybreath de Décathlon

Certains produits promettent de bousculer nos habitudes, d’autres y parviennent vraiment. Le masque Easybreath de Decathlon, ce fameux équipement qui permet de respirer naturellement par le nez sous l’eau, fait partie de la seconde catégorie. J’ai enfin pu le tester lors de notre périple dans la péninsule du Yucatan, au Mexique, un terrain de jeu rêvé avec ses cénotes translucides et ses plages idéales pour explorer les fonds marins.

Longtemps, la plongée avec tuba m’a paru intimidante. Dès que la visibilité se trouble sous mes pieds, le stress prend le dessus. Pourtant, un voyage en Thaïlande a changé la donne : découvrir la vie marine directement sous mes yeux a suffi à transformer cette appréhension en attrait. Bon, je l’avoue, dans les recoins sombres des cénotes, la magie a ses limites…

Observer les poissons et les coraux dans leur habitat naturel est vite devenu un plaisir. Mais l’excitation retombe face aux masques traditionnels : embout en bouche qui gratte, eau salée ou sable qui s’infiltre, respiration laborieuse dès que la fatigue arrive, et pour couronner le tout, cette fichue eau qui remonte dans le nez. Impossible de se détendre vraiment, surtout quand le réflexe de respirer par la bouche s’efface, un peu comme oublier de conduire à droite. Il n’est pas rare de finir la session avec l’impression d’avoir mordu la poussière… ou l’océan.

Le masque Easybreath est disponible aussi bien en boutique que sur le site Decathlon. Dès que j’ai entendu parler de ce modèle, mon enthousiasme était palpable : un masque qui autorise une respiration simple, sans effort, exactement comme hors de l’eau. Il couvre intégralement le visage, l’air arrive par un tuba situé au-dessus. Vendu à partir de 29,99€, il existe en bleu, rose ou turquoise, tailles S/M et M/L. Il convient autant aux adultes qu’aux enfants à partir de 10 ans.

Le masque prêt à l’emploi, après déballage et assemblage.

Vue arrière du masque. Après une douzaine de jours de tests au Mexique, mon avis est forgé. Voici les points faibles et les points forts que j’ai relevés, accompagnés d’une courte vidéo tournée entre la plage d’Akumal et les cénotes de la Riviera Maya. Un avant-goût, en attendant des récits plus détaillés sur ces lieux hors du commun.

Les points négatifs du masque Easybreath

Voici d’abord les aspects perfectibles que j’ai pu constater lors de l’utilisation :

  • Choisir la bonne taille demande de la rigueur : La sélection de la taille est délicate, même après essayage en magasin. C’est seulement une fois dans l’eau que j’ai compris qu’il me fallait du M/L plutôt que du S/M, heureusement, mon compagnon avait anticipé et pris les deux tailles. Mieux vaut tester longuement, ajuster fermement la sangle et s’assurer que le joint épouse bien le visage. En cas d’hésitation, privilégiez un modèle légèrement plus petit plutôt qu’une version trop large, sans quoi l’eau s’invitera rapidement.
  • Fragilité de la structure : Lors de la toute première sortie, l’un des masques s’est révélé inutilisable : le joint en caoutchouc s’était désolidarisé du plastique, compromettant totalement l’étanchéité. Inréparable et inutilisable plus de cinq minutes sous l’eau. Heureusement qu’un masque de secours était du voyage. Difficile de savoir si la casse s’est produite en magasin ou pendant le transport, mais il est clair que les jonctions latérales méritent une attention particulière. À ce tarif, la mésaventure ne gâche pas les vacances, mais il faut rester vigilant.
  • Une adaptation nécessaire : Les premières tentatives n’ont pas été un long fleuve tranquille. Ajuster correctement le masque, ni trop lâche ni trop serré, demande un peu de pratique. Quelques infiltrations d’eau au début, le temps de prendre le pli. Après quelques jours, tout devient instinctif.

Les points positifs du masque Easybreath

Voici maintenant ce qui, selon moi, fait toute la différence :

  • Le tarif : Au regard de la différence de prix entre ce modèle et un masque classique, difficile d’envisager un retour en arrière. Le rapport qualité/confort justifie l’investissement.
  • Un confort inégalé : Respirer par le nez, c’est nettement plus agréable pour de longues sessions. Les matériaux sont doux sur la peau, l’absence de pression sur le visage est appréciable. Avant, une heure suffisait à me lasser ; ici, je pouvais rester dans l’eau sans voir le temps passer (bon, la présence de tortues joue aussi, avouons-le).
  • Adieu la buée : Grâce à un système de circulation d’air étudié, la formation de buée est nettement réduite, loin des classiques embués qui gâchent la visibilité.
  • Vision panoramique : Ce masque offre une vision à 180 degrés : un véritable atout pour admirer la vie sous-marine sans contrainte. On peut tourner la tête, changer de position, l’étanchéité reste assurée. Observer la faune et la flore sous-marine n’a jamais été aussi simple.

Pour résumer, ce masque a clairement changé mon expérience de la plongée avec tuba. Abandonner les anciens modèles devient impensable. Et si vous avez déjà essayé l’Easybreath, quel a été votre ressenti ?

Trois coloris, deux tailles, en magasin ou sur le site Decathlon : difficile de ne pas trouver chaussure à son pied. Le prochain snorkelling aura une tout autre saveur.