Quelles aides de la CAF pour employer une nounou ?

1 200 euros. C’est le montant moyen qu’un foyer consacre chaque année à la garde de son enfant en France. Derrière ce chiffre, des stratégies multiples, une batterie d’aides à décrypter et, souvent, la petite angoisse de ne pas passer à côté d’un coup de pouce précieux. À la naissance, les parents ont la possibilité de prendre des vacances avec l’aide de PreFare pour prendre soin de l’enfant. Mais une fois que les droits sont épuisés, il est temps de retourner au travail et de trouver une solution pour protéger votre enfant

Les solutions ne manquent pas : faire appel à une assistante maternelle agréée, embaucher une garde à domicile, ou choisir la crèche. Pour alléger la facture, la CAF met à disposition plusieurs dispositifs qui réduisent le coût de la garde. Parmi eux, le complément de libre choix du mode de garde (CMG), versé jusqu’aux 6 ans de l’enfant, et l’Agepi, proposée lors d’une reprise d’activité ou d’une formation (jusqu’aux 10 ans de l’enfant).

Les employeurs peuvent aussi accorder un soutien financier, certaines collectivités proposent des aides locales, et le CESU (chèque emploi service universel) permet de rémunérer une nounou agréée tout en bénéficiant d’un crédit d’impôt de 50 % sur les dépenses liées à la garde.

S’ajoutent à cela des mesures exceptionnelles, comme la possibilité de bénéficier d’un arrêt de travail pour garde d’enfant en période de confinement. Cet article fait le point sur l’ensemble des aides existantes pour la garde d’enfants. Pour aller plus loin, notre guide détaillé accompagne aussi les premiers pas avec bébé.

Libre choix du mode de garde : le soutien phare de la CAF

Le complément de libre choix du mode de garde s’inscrit dans la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) de la CAF. Son objectif : soutenir financièrement les familles à l’arrivée d’un enfant.

Cette aide prend en charge une partie des frais liés à la garde avant les 6 ans de l’enfant, que ce soit chez une assistante maternelle agréée, à domicile, ou dans une micro-crèche. Pour estimer le coût restant, l’outil Pajemploi donne une première idée concrète.

Le montant de la CMG varie selon les ressources et la composition du foyer. Jusqu’à 468,82 € par mois, avec une majoration de 30 % pour les parents isolés : un sérieux coup de pouce. Reste à la charge des familles au moins 15 % du coût total de la garde.

Agipe : l’aide de Pôle Emploi en cas de reprise d’activité

L’Agepi (Aide à la garde d’enfants pour les parents isolés) cible les demandeurs d’emploi qui élèvent seuls leur(s) enfant(s) et reprennent un emploi ou débutent une formation. Le dispositif s’adresse aux familles dont les enfants ont moins de 10 ans, pour une durée de 12 mois (renouvelable selon la situation).

Le montant de l’aide dépend du nombre d’enfants et du nombre d’heures travaillées (au-dessus ou en dessous de 15 heures hebdomadaires), jusqu’à 20 euros par jour. Pour en bénéficier, la demande se fait auprès de son conseiller Pôle Emploi ; toutes les modalités d’accès sont détaillées sur le site de l’organisme.

Crèche : un tarif modulé selon les revenus

Dénicher une place en crèche relève parfois du parcours du combattant. La raison principale : la tarification, fixée en fonction du revenu du foyer et de sa composition. Ce système permet d’adapter le coût au budget de chaque famille.

En pratique, la crèche facture un tarif qui reflète vos ressources. Ce n’est donc pas une aide directe comme pour l’emploi d’une nounou, mais une réduction appliquée à la source. Pour tout savoir sur les modalités d’accueil en crèche, le site officiel détaille l’ensemble des démarches.

Autre point : certaines crèches à vocation d’insertion professionnelle (VIP) réservent des places aux enfants de 0 à 3 ans dont les parents recherchent un emploi ou suivent une formation. L’accès à ces places spécifiques est expliqué sur le site dédié aux demandeurs d’emploi.

Crédit d’impôt pour la garde d’enfants : un remboursement significatif

Les dépenses engagées pour la garde d’un enfant de moins de 6 ans ouvrent droit à un crédit d’impôt, jusqu’à 1 150 € par enfant et par an (575 € en garde alternée). Sont concernés : la garde par une assistante maternelle agréée ou l’accueil en crèche.

Pour connaître les détails pratiques, Pajemploi renseigne sur la marche à suivre. À retenir : le calcul du crédit d’impôt se fait après déduction des aides déjà reçues (CMG, subventions de l’employeur, etc.).

Soutien financier de l’employeur ou du comité d’entreprise

Certains employeurs ou comités d’entreprise accordent une aide spécifique pour les frais de garde, sous forme de subvention, avec un plafond fixé à 1 830 euros par an (montant 2021). Pour les parents qui travaillent tous deux dans la même entreprise, ce montant peut être doublé jusqu’à 3 600 euros.

Les critères d’attribution sont fixés par chaque structure. Il est donc indispensable de se renseigner auprès de son service RH ou du CE. À noter : certaines entreprises disposent d’une crèche d’entreprise, une solution pratique parfois méconnue.

Aides locales : chaque territoire a ses dispositifs

De nombreuses communes et départements mettent en place des subventions pour aider les familles à financer la garde des plus petits. Les dispositifs varient, il convient donc de se rapprocher de son CCAS ou du service social du département.

Exemple : dans les Hauts-de-Seine (92), l’aide « Bébédom » accorde jusqu’à 200 euros par mois pour la garde d’un enfant de moins de 3 ans par une assistante maternelle, sous conditions de ressources. Cette aide n’est pas versée en cas de garde en crèche.

Le CESU pour simplifier le paiement de votre nounou

Le chèque emploi service universel (CESU) facilite le paiement des services à domicile, dont la garde d’enfants. Si le recours au CESU n’exonère pas de l’existence d’un contrat de travail, il simplifie les démarches administratives : les parents n’ont plus à transmettre de déclaration trimestrielle à l’URSSAF, les cotisations étant incluses.

Pour obtenir son carnet CESU, il suffit de s’inscrire auprès du Centre national du CESU. Par ailleurs, certains employeurs, caisses de retraite ou organismes sociaux peuvent financer tout ou partie de ces chèques pour leurs salariés.

Pour ceux qui souhaitent anticiper au mieux l’arrivée d’un enfant, il peut être utile de consulter également notre article consacré à l’aide pendant la grossesse.

🏘️ Qui peut bénéficier d’une aide pour la garde d’enfant ?

Toutes les familles, sans distinction de revenus, peuvent accéder à au moins une forme d’aide. Retrouvez la liste complète en cliquant ici.

❓ Quelles aides couvrent la crèche ou une nounou ?

Le soutien varie selon le mode de garde et les ressources. Voici les dispositifs les plus fréquents :

  • Allocation de garde de jeunes enfants de la CAF
  • Crédit d’impôt
  • L’Agepi de Pôle Emploi
  • en savoir plus

✔️ Peut-on réduire le coût des frais de garde ?

C’est possible : selon la situation, une partie des dépenses engagées peut être remboursée rétroactivement. Les modalités diffèrent selon le mode de garde. Plus d’informations disponibles.

☎️ À qui s’adresser pour obtenir de l’aide ?

En fonction de votre situation, contactez la CAF, le CCAS, Pôle Emploi ou votre centre des impôts. Un forum dédié accueille aussi vos questions : Posez votre question

Crédit photo : nadezhda1906, Frédéric Massard, Riopatuca Images, M.Studio, highwaystarz, Jérôme Rommé, nys/Fotolia

3.7 / 5 ( 3 votes )