Les 5 choses à savoir sur le PER compte-titres (ou PER bancaire)

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Ainsi se présente la nouvelle épargne retraite. L’histoire ne dit pas si Dark Vador a anticipé sa retraite sur l’Étoile noire, mais il est certain qu’il est loin des préoccupations des actifs français qui se demandent comment profiter… vivre… voire survivre pendant leur retraite.

La loi Pacte de 2019 déboule comme un big-bang dans la galaxie des épargnes retraites où, certes, il ne se passait plus grand-chose…

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Apparaissent alors des planètes de plan d’épargne retraite dont le PER compte-titres, appelé également PER bancaire.

Celui-ci attire l’attention et commence à briller. Mais pour s’y retrouver et éviter le trou noir, fini le générique, voici les 5 choses à savoir sur le PER compte-titres.

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  1. Rare dans la galaxie des épargnes retraites

Parce que oui, la proposition est rare. Si la société de gestion sur internet Yomani est sur le coup avec le Crédit Agricole, il faut bien avouer que le PER bancaire ne se trouve pas dans tous les coins de l’Empire.

Pourtant, il pourrait bien changer pour de bon la donne de l’épargne retraite.

Le PER bancaire est une épargne ouverte à tous, de 18 à 68 ans et se déroule jusqu’à la retraite, en sortie par capital ou par rente.

Il s’agit d’une épargne à long terme, en unités de compte, sans possibilité de fond euro, contrairement à sa planète voisine le PER assurance-vie.

Pour simplifier, l’imposante planète du PER Assurance-vie loge des assureurs accueillants et celle du PER bancaire, foisonne de banques (enfin, foisonnera probablement bientôt).

  1. Le PER compte-titres : dynamique comme un Jedi

Le PER n’a peut-être pas de sabre laser, mais il dégaine un éventail impressionnant de supports qu’il ne faut pas confondre en bourse, avec le PER qui, lui permet d’évaluer des actions.

Là où le plan épargne action (PEA) propose des supports limités, le PER bancaire ouvre ses possibilités vers l’infini et au-delà, en France ou à l’étranger, entreprises ou institutions gouvernementales. C’est donc un portefeuille extrêmement varié et flexible.

Une des particularités du PER bancaire réside dans la possibilité d’investir dans les ETF. Quel est cet OVNI ? Les Exchange Traded Funds sont un ensemble de valeurs appartenant à un marché choisi.

Réunissez une fraction de chaque valeur en une seule entité et celle-ci va répliquer la performance du marché. Élémentaire, cela est.

  1. Qui pilote le vaisseau ?

La complexité apparente de ce PER bancaire peut laisser perplexe. Cependant, il est possible de laisser les clés de sa gestion selon la formule choisie.

Attention, car cadrer le pilotage ne signifie pas l’absence de risque. Adeptes du bas de laine, s’abstenir !

Le PER compte-titres peut bénéficier d’une gestion pilotée, déléguée. Il permet de choisir un niveau de risque, et s’envisage comme une collaboration à long terme jusqu’au jour de liquidation, avec un suivi quotidien assuré.

Car le PER est flexible et les curseurs de risque et de supports peuvent être modifiés quasi instantanément. D’ailleurs, à l’approche de la retraite, là où d’autres investissements appuient sur la pédale de la prudence, Le souscripteur peut décider de garder l’allure et même de continuer le PER après avoir rendu, pour de bon, vêtements de travail et clés du bureau.

De même, la gestion libre est une option qui laisse toute latitude pour celui qui souhaite garder les commandes du vaisseau.

  1. Frais et fiscalité. Quel côté de la Force ?

Le côté le plus obscur du PER bancaire est qu’il n’existe pas de garantie en capital. Mais ce n’est pas un rebondissement quand on connaît le fonctionnement d’un compte-titres.

Je vous entends déjà murmurer que ce type de produit coûte cher. Il est vrai que l’accumulation de frais nuit incontestablement à la performance d’une épargne compte-titres. En cela, le PER dénote comme les macarons capillaires de princesse Leia à la Fashion Week. Et c’est logique.

  • Les Frais

Lorsque vous engagez Anakin Skywalker comme pilote, ça risque de coûter cher si ce n’est pas pour sauver le Monde.

Alors que si vous enclenchez le pilotage automatique, cela demande moins de travail et laisse Anakin libre de facturer d’autres employeurs.

Le même mécanisme appliqué au PER bancaire permet de diminuer les frais et frôler le plancher grâce à la gestion indicielle.

Répercuter la performance d’un marché par un rassemblement de valeurs mobilise beaucoup moins de moyens humains, donc moins de frais.

  • Fiscalité

Le tribut à l’Empire fait-il chuter la performance du PER compte-titres ? Certes, le PER entre dans les droits de succession classiques. Il n’existe pas (encore) d’avantage à la transmission en cas de décès.

Mais le PER compte-titres bénéficie d’une fiscalité globale avantageuse.

Toute considération faite, le PER bancaire s’avère donc moins coûteux que son homologue en assurance-vie. Sa performance s’en trouve donc améliorée de fait.

  1. Les bonus du PER compte-titres

Bien des épisodes manquent à ce condensé sans spoiler, mais quelques bonus se cachent dans cette bande-annonce.

En effet, si le PER bancaire est clairement destiné à préparer la retraite et donc s’envisage à long terme, il est bien inconfortable de se sentir prisonnier d’un produit financier.

Mais il existe des solutions de déblocage anticipé. Ainsi vous pouvez préparer votre retraite, serein face aux éventuels accidents de la vie (décès, invalidité, mais également de fin de droits aux allocations chômage, de surendettement, de liquidation judiciaire).

Pour rester positif, il est également possible de débloquer un PER compte-titres pour un projet d’acquisition de résidence principale.

Résolument moderne, le PER compte-titres dépoussière le sujet de l’épargne retraite avec dynamisme et flexibilité.

Peu présente encore, l’offre innove par son ouverture et sa flexibilité. La guerre des Épargnes fait rage pour conquérir les actifs encore indécis.

Le PER bancaire dessine alors une ligne droite en se projetant vers le happy end de la retraite, tout en restant réactif face aux marchés. Maître Yoda d’ailleurs l’a toujours affirmé : « Toujours en mouvement est l’avenir ».

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